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Comment j'ai détesté les Maths



Sortie nationale le 27 novembre 2013 !





Émission du 25/11 sur France Inter : cliquer ici




Critiques presse

Sur aVoir-aLire.com

L’argument : Les maths vous ont toujours barbé, vous avez toujours pensé qu’être nul en maths était une fatalité, bref vous les avez toujours détestées ! On aurait pu se contenter d’en rire si elles n’avaient pris une telle place dans notre société : Apple, Google, Goldman Sachs ne sont plus qu’algorithmes et formules mathématiques. Comment les maths en sont-elles arrivées à souffrir d’une telle désaffection au moment même où elles dirigent le monde ? À travers un voyage aux quatre coins du monde avec les plus grands mathématiciens dont Cédric Villani (Médaille Fields 2010). Comment j’ai détesté les maths nous raconte comment les mathématiques ont bouleversé notre monde, pour le meilleur… et parfois pour le pire.

Notre avis : Auteur d’un premier long métrage de fiction attachant, Les petites vacances (avec Bernadette Lafont), Olivier Peyon doit à la société Haut et Court la production et la distribution de ce documentaire hors-norme. Disons-le d’emblée : que le spectateur soit matheux ou allergique à la matière, il ne pourra être que passionné par ce film, radioscopie du poids des maths dans notre société. Ni documentaire sarcastique à la Michael Moore, ni objet contemplatif sur la pédagogie comme le fut Être et avoir, Comment j’ai détesté les maths a un ton bien à lui dans un genre assez casse-tête. Olivier Peyon est ainsi habile à montrer le décalage entre la passion communicative de mathématiciens de génie (de surcroît modestes et sympathiques) et la machine à broyer des maths, élitiste et (ir)rationnelle, qui fit (et fait encore) les beaux et mauvais jours du système éducatif. Entre la volonté de valoriser l’abstraction et les velléités de donner du sens aux objets mathématiques, entre l’élitisme et la démocratisation, entre le respect envers la recherche fondamentale et les récentes dérives des mathématiciens financiers responsables de la crise des subprimes, le cinéaste pointe admirablement les contradictions et le statut constamment ambigu de la discipline.

« Si on enseignait l’esprit de liberté des maths aux enfants, tous les élèves deviendraient des rebelles ». Ces propos d’un chercheur, ami du cinéaste, illustrent l’objectif du film, qui analyse avec pertinence comment une science basée sur le doute et la remise en cause permanente a pu devenir une arme froide au service des pouvoirs de toute sorte. Le sommet du documentaire est à ce titre le passage sur l’effrayante expérience de l’enseignement des « mathématiques modernes » dans les années 70, à l’origine d’une fracture sociale et intellectuelle d’autant plus flagrante que l’objectif était d’élever le niveau scientifique de la population. Sur le plan formel, Comment j’ai détesté les maths propose un montage maîtrisé, combinant images d’archives, témoignages de spécialistes et plans insolites : on retiendra ainsi ces séquences étonnantes au cours desquelles François Sauvageot, professeur au lycée Clémenceau de Nantes, semble transformer un cours de Maths sup en séance d’expérience et de sensation corporelles... Gageons que Comment j’ai détesté les maths trouvera un large public. Il est déjà l’un des favoris pour le César du meilleur documentaire.



Télérama

« C'est ma destinée d'être nulle en maths ! » lance une adoles­cen­te française. « Je suis bon en maths, mais je n'aime pas ça ! » répli­que un Américain boutonneux. De l'Institut d'Oberwolfach, en Allema­gne, au Congrès international des mathématiciens, en Inde, le documentariste Olivier Peyon creuse son sillon : comment les maths ont bouleversé le mon­de et envahi la société. Un angle très large, qui va de l'enseignement proprement dit à la prolifération des données informatiques et à l'impor­tance des maths dans la finance et la crise des subprimes — la partie la moins convaincante. Nourri de nombreuses interviews, le film se joue des clichés : « Les maths sont inégalitaires et démocrati­ques, difficiles et simplissimes, rigoureuses et imaginatives », résume la star Cédric Villani, médaille Fields (le prix Nobel des maths) en 2010.

Le dénouement, assez discutable, érige les maths en science humaine : il faut penser par soi-même, faire du doute une vertu... Le film vaut davantage par les interventions de François Sauvageot, professeur haut en couleur, couturier à ses heures, vêtu d'un T-shirt « I'm not a number, I'm a free man », qui volerait presque la vedette à Villani. Et par les fascinantes démonstrations d'un chercheur en informatique soulignant l'intérêt des sciences computationnelles. Sans oublier la vision futuriste d'un jeune prof qui se demande si faire des maths, à l'heure de l'intelligence artificielle, ne sera pas comme faire du fromage artisanal... — Juliette Cerf



Première

Avec ces portraits de mathématiciens, Olivier Peyon cherche à comprendre l’aura mystérieuse qui entoure la plus redoutée des sciences. Si la première partie, amusante, se demande pourquoi cette discipline fait peur, la deuxième parvient avec brio à en démontrer l’essence artistique. Très pédagogique, ce film réussit à transformer nos rois de l’abstraction en personnages de cinéma. On regrettera alors que le dernier volet, sur la crise économique, nous éloigne d’un sujet que l’on commençait à apprécier.




Les Fiches du Cinéma

Cette suite de rencontres avec des mathématiciens de haute volée doués de parole est passionnante et pourrait même avoir des vertus consolatrices.




Haut et court

Les maths vous ont toujours barbé, vous avez toujours pensé qu’être nul en maths était une fatalité, bref vous les avez toujours détestées! On aurait pu se contenter d’en rire si elles n’avaient pris une telle place dans notre société : Apple, Google, Goldman Sachs ne sont plus qu’algorithmes et formules mathématiques. Comment les maths en sont-elles arrivées à souffrir d’une telle désaffection au moment même où elles dirigent le monde ? 
A travers un voyage aux quatre coins du monde avec les plus grands mathématiciens dont Cédric Villani (Médaille Fields 2010). Comment j’ai détesté les maths nous raconte comment les mathématiques ont bouleversé notre monde, pour le meilleur… et parfois pour le pire.








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